Thomas Sankara : « La patrie ou la mort »


Trente ans jour pour jour, que tomba sous les assauts d’un commando, le capitaine-président Thomas Sankara qui « garde toujours valeur d’exemple » pour la jeunesse du continent africain voire du monde pour son engagement, son intégrité sans commune mesure, sa résistance contre le néocolonialisme et surtout son patriotisme légendaire. 
Mieux, sa rapidité, son ingéniosité et surtout son exceptionnel talent pour asseoir les contours d’une révolution et son combat à mort pour éviter à son pays le Burkina Faso de tomber dans le piège du néocolonialisme continuent à retenir entre toutes l’attention.
Né le 21 décembre 1949 à Yako, Thomas Isidore Noel Sankara devient jeune capitaine à trente ans et en 1981 il est appelé au sein d’un gouvernement de Ouagadougou comme Secrétaire d’Etat à l’Information avant de devenir le nouveau Premier ministre du Président putschiste le médecin militaire Jean-Baptiste Ouedraogo en 1983.
Le 4 aout 1983 le capitaine Sankara prend le pouvoir à la suite d’un coup d’état mais sans effusion de sang.
Débordant d’énergies et « d’initiatives ingénieuses », Thomas Sankara (« Tom Sank »pour les étudiants de Ouagadougou) rebaptise son pays la Haute Volta et lui donne le nom de Burkina Faso qui signifie le « pays des hommes intègres » avant de s’engager à la réalisation de son projet de société la « révolution Sankara » qu’il formule pour ainsi dire à travers trois commandements.
Dans le premier commandement, « Thomas Sankara, l’homme intègre » prône l’indépendance nationale seule voie pour libérer son pays de l’asservissement économique et commerciale par une autosuffisance fondée sur une politique de l’autarcie avec comme mot d’ordre impérieux à travers tout le Faso de s’habiller, de se nourrir, de se chausser de produits du bassin voltaïque. À cet instruction stricte est donnée à ses compagnons de lutte, ministres, diplomates… de porter des cotonnades tissées et taillées à Ouagadougou, à Bobo-Dioulasso ou dans le plus modeste village. Sans oublier sa décision légendaire de vendre tous les véhicules de luxe supposés, consacrés au service de l’Etat. L’utilisation en lieu et place des R5 présidentielles et ministérielles et l’obligation pour tout personnage public de voyager (train ou avion) en seconde classe.
Avec courage et au nom du deuxième commandement, le capitaine-président déclenche une campagne en faveur de l’émancipation des femmes, contre l’excision, contre le voile et pour l’intégration des femmes à toutes les instances de responsabilités, au plus haut niveau, ministériel entres autres.
Troisième et non moins audacieux commandement, le président Sankara s’attaque contre la chefferie traditionnelle démantelant systématiquement ses pouvoirs. Conséquence le taux d’alphabétisation passe en trois ans de 8% à 20% chez les hommes, 4% à 11% chez les femmes.
À partir de la fin des années 1986, malgré certains signes de défections notés, et des manœuvres des Etats voisins manipulés par des officines de la métropole, des hautes autorités et de grands penseurs français et du monde manifestaient une « curieuse sympathie à l’endroit du « révolutionnaire du 4 aout ».
Cependant en dépit des complots, des menaces d ‘assassinat des mises engarde de plus en plus pressant de ses plus proches collaborateurs, le « bouillant leader burkinabé » à l’image d’un empereur romain, byzantin, saisit toujours le sceptre.
Par ailleurs se sentant condamné, le capitaine-président Thomas Sankara répétait souvent ceci : « je suis comme un cycliste qui roule entre deux précipices ».
Le 15 Octobre 1987 en réunion au conseil de l’Entente siège du Conseil National de la Révolution (CNR), le leader de la révolution burkinabé devant des tirs assourdissant d’un commando de sept parachutistes, dans un courage légendaire, sort seul en intimant ses collaborateurs en ces termes : « Restez là, c’est à moi qu’ils en veulent ».
Le capitaine-président Thomas Isidore Noel Sankara fidèle à son mot d’ordre qu’est : « la patrie ou la mort », tomba criblés de balles à bout portant par ses assaillants. 
Trente ans après, le nom de Thomas Sankara « leader africain contemporain » à l’image de Ernesto Che Guevara dit le CHE (dont le monde entier a célébré le 09 Octobre dernier l’anniversaire de son assassinat il y a cinquante ans), de Patrice Lumumba etc. suscite toujours de l’espoir chez des milliers de jeunes. Par conséquent, cette jeunesse vénère aujourd’hui sa mémoire à travers le continent africain et même dans le monde entier(lancement d’une souscription internationale ce 2 Octobre au stade de Ouagadougou pour la construction d’un mémorial au « Captain Africa »NDLR). 
Aujourd’hui une impérieuse nécessité s’impose aux actuels dirigeants africains, les instances africaines, communautaires et internationales de décrypter les messages des jeunes en perte de repères, en panne de héros et de comprendre les nouvelles dynamiques dans ce monde en pleines mutations comme par exemple le pouvoir transformateur des réseaux sociaux dans cette « nouvelle ère du numérique ».

IH-Senegalpost


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